la rencontre
Le Bateau Pédagogique est un projet déterminant pour favoriser la mobilisation en faveur de la lutte contre les discriminations et les formes actuelles de l’esclavage, ou plus généralement, toutes formes d’atteinte ą la dignité humaine : le travail des enfants, la prostitution, l’exploitation par le travail, le commerce des hommes, des femmes, des enfants, les régimes dictatoriaux… Ces réalités sont communes à la planète Terre.
Pourtant se posait un à nous un autre défi, celui de la communication interculturelle et internationale. Le développement du projet nous a conduit en Juillet 2008 à présenter le projet du Bateau Pédagogique, à Brest 2008 puis sur Le Curlew ( bateau pilote historique ) à Douarnenez (http://www.tempsfete-dz.com) et la réponse est venue de la mer, en accostant au port, Les Femmes Nomades : Bien évidemment la réponse à notre défi de communication était l’ART.

Extrêmement sensible à notre démarche, et lui-même animé des mêmes questionnements sur les problématiques de l’émigration, la discrimination, le racisme et l’esclavage moderne … nous avons rencontré l’artiste plasticien Guy LORGERET avec qui est né un partenariat sans équivoque : Les Femmes Nomades seraient et sont les ambassadrices du Bateau Pédagogique de par le monde en attendant, pendant et après la construction du Bateau Pédagogique. Ainsi est né « Le Container Nomade »
Labellisée par "La route de l’Esclave" de l'UNESCO, sa Vocation est de bien de parcourir le monde comme ambassadeur du projet du Bateau Pédagogique, mais aussi de lever les fonds nécessaires à la construction du Bateau Pédagogique. Invité par le American Museum of Creole Cultures (AMCC), notre première étape sera pour Miami (Floride) au printemps 2010, The All Americas Cultural Fest-2010 - ART and the URBAN EXPERIENCE puis The All l’US Artists-in-France Tour-of-the-USA, (12 Etats, 12 Villes) à partir du second trimestre 2010. Viendra ensuite le réseau des 105 Histocally Black Collèges and Universities (HBCU’S) en partenariat avec l’Université Columbia de New York.
Guy Lorgeret
La pratique artistique de Guy Lorgeret se caractérise par un mouvement constant entre différents médiums. Son travail est le fruit d’une réflexion sur les processus de création qui se veulent rapide gestuel et instantané.
Sa faculté d’observation dont il tire ses principaux axes de recherches l'a mené a se recentrer sur les rites et rituels de notre vie quotidienne « ce qui m’impressionne dans l’attente, c’est qu’elle place les individus, sur un pied d’égalité ». L’attente est une constante dans son travail, ainsi à Douarnenez pour Brest 2008 il crée cent femmes de marin sur le quai du Rosemeur qui aspirent au retour de l’être aimé ...
… A Nantes, lors du Festival Histoire d’Avenir 2009, trois peuples pour trois continents de l’histoire de la traite négrière patientent au près d’un container symbolique et imaginaire.
le container nomade
"Cette installation s’inscrit dans le temps...
Ces femmes nées pour voyager opèrent aujourd’hui une mutation. Au fil du temps, elles ont mûri, elles se sont diversifiées, ont fait des rencontres et ont renforcé leur caractère numérique. Si elles sont ainsi faites, c’est que je les imagine au travers de trois continents, mais je les imagine aussi recluses, isolées dans leur histoire, renfermées sur elles mêmes, dans l’attente d’un éventuel embarquement. Ainsi, elles partiraient vers une nouvelle destination. Regard sur un tout petit peuple, très loin de leur village natal. Elles errent ainsi dans la nuit chargée de brouillard et dans l’espoir de se regrouper un jour autour de ce qui les unissait comme un mariage ou une fête de famille. En transit sur une terre inconnue, condamnées à l’attente, tout est possible. Une image arrêtée sur un groupe en mouvement, drapées d’un voile de pudeur sur leur solitude. Elles vivent là prés d’un container poésie de la misère, face à la mer, flux et reflux d’histoires refoulées, oui un container, qui se déploie à livre ouvert, sur les magies et terreurs des formes de la peur.Déplacées, déportées, évacuées, séparées de pays en pays.
Le container devient alors l’œuvre autour duquel le public s’informe. Il est le support d’image et de texte, il est bien sûr fermé. Il symbolisera le silence, le recueillement digne d’un mémorial ; il est aussi le représentant du Bateau Pédagogique lui-même. Autant de clés de lecture que d’appréhensions personnelles. Quelques jours plus tard, le promeneur entre dans l’installation, avec son histoire, sa connaissance ; il réagira face à ce container fermé puis ouvert libérant ses occupants…"

